Pierre's profilePetit PierrePhotosBlogLists Tools Help
    September 20

    ATTENTION POR FAVOR

    Hola amigos,
     
    juste pour vous signaler que la suite de mes aventures chez Zapata aura lieu sur:
     
    Du coup vous aurez droit a plus de photos et plus de couleurs et plus de mots. si c'est pas la felicidad, ca!
     
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    Just to let you know that my new adventures in Mexico will take place at:
     
    You will thus enjoy more photos, more colors, more words. Aren't you happy?
     
     
     
    Hasta luego
     
     
     
    September 14

    Aimons les Americains, meme si ce n'est pas facile - Let us love American citiznes, even if it's not easy

    Amis voyageurs, je vous deconseille fortement de transiter par les USA en ce moment, ils sont à tout le moins penibles pour etre politiquement correct.
    Je m'explique: votre avion atterrit avec du retard, sinon ce ne serait pas un avion digne de ce nom. Vous avez donc une heure pour changer de vol, ce qui semble largement à la portee de vos talents de Grand voyageur de la SNCF. Ah, oui, il faut passer la douane americaine avant. Facile, vous connaissez leurs tatillonneries, savez parler anglais et avez deja renseigne tous les papelards. OK, mais auparavant il faut recuperer votre valise. Pourquoi? Pour la trainer sur 100m et la deposer sur un autre tapis roulant, parce qu'elle a deja ete enregistree. Va comprendre George.
    Donc la, vous perdez nerveusement une demi-heure le temps que votre bagage arrive, mais tout va bien, vous parcourez vos 100m content de vous et laissez votre bien en compagnie de 2 costauds et de leur grosse boite a rayons XXX.
    Vous passez avec brio l'etape du douanier inderidable, traversez les 3/4 de l'aeroport et montez a bord de votre correspondance 5 mns avant le decollage, soupir et lassitude apres cette mini-poussee d'Adrenaline pendant vos Holidays (Adrenaline Holiday... vous voyez? Non, mouais, bon, c'est pas grave).
    A l'arrivee, il va de soi que votre bagage n'a pas eu le temps de vous suivre, ce qui n'est pas une grande surprise. C'est juste embetant quand vous etes de mariage et que toutes vos affaires sont dedans. Le lendemain matin aux aurores vous slalomez dans le traffic de Mexico et finalement recuperez votre bien. Le bonheur? Oui mais non parce que la securite US a ouvert votre valise, qui etait fermee a cle cela va de soi c'est d'ailleurs son interet a  cette valise. Ils l'ont donc explosee, ces barbares, pour verifier la marque de ma creme a raser en forme de bombe subatomique a neutrons degenerants.
    Et la je m'interroge, perplexe: pourquoi ne pas m'avoir demande pendant le transit d'ouvrir ma valise? Oui, pourquoi? C'aurait ete si simple...
    La reponse est naturelle et clot tout debat: "question de securite, nous sommes en guerre, oh one again chou pou pidou wah". Certes, n'empeche que vous vous creez vous-memes vos guerres, parce que vous ne savez pas vivre sans. Et moi je dis qu'un pays qui a besoin d'un ennemi pour exister, c'est triste. Tres.
     
    J'en profite quand-meme pour saluer au passage mes amis Americains, parce que j'ai aussi des amis aux USA, et leur souhaite bien du courage.
     
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    Fellow travellers, I strongly suggest that you avoid any kind of transit through the USA these days; they tend to be fairly annoying to stay politically correct.

    Here you go: your plane lands with some delay, otherwise it wouldn’t be a proper plane. You only have one hour to change flights, which seems reasonably at the reach of an experienced traveller like you. Even if you have to go through the American customs first. Anyway it’s easy, you know how picky they are, you speak English and have pre-filled all the forms. Right, but first you have to collect your luggage. Why? To pull it over 100 metres and put it on another belt, since it has already been registered. Don’t ask.

    So there, you nervously lose ½ an hour until your luggage appears, but everything is fine, you happily run your 100m and deliver your goods to a couple of hefty guys and their big black XXX box.

    With brio you go through the frowning customs officer test, cross ¾ of the airport and jump into your corresponding flight 5 minutes before take-off, a big sigh and some lassitude make you sleep after this mini adrenaline rush.

    Of course when you get there your luggage is missing since it can’t run, which is not a big surprise. It’s just annoying when you are going to a wedding the next day and all your stuff is inside. At dawn the following day you slalom through Mexico City traffic and finally recover your goods. Happiness? Nearly because the US security opened your suitcase, locked of course, as this are its main interest and purpose. These barbarians therefore destroyed it in order to check my shaving cream brand, probably because it looks like a degenerating neutrons subatomic bomb.

    And here I wonder, perplex: why did they not ask me to open the case while in transit? Yes, why? It would have been so simple…

    The answer is natural and closes all debate: “matter of security, we are at war, oh yes one again choo poo peedoo wahhh”. Right, still the fact is that you yourself create your own wars, because you can’t live without. And I say that a country that needs an enemy to exist is a sad country. A very sad one.

     

    I use this article to say hi to my American friends and to wish them good luck, they’ll need it.

     

    Poème débile et intraduisible

    Yoki le yakuza, d'un jacuzzi rêva,

    Mais à Osaka telle occase n'existe pas;

    Son uzi prit, le yakuza le yak usa

    Et jusqu'en Azkazie son yak usé l'emmena.

    Dans la case de Kami, le quasi kamikaze

    Digression:

    - Je dis “quasi” car sinon il ne pourrait pas

    Dans cette histoire être mais plutôt dans la vase –

    Fin de la digression

    Le yakuza enfin son jacuzzi trouva,

    Et dans les bulles il se plongea et s’enivra

    Jusqu’à l’extase.

     

    Moralité : le yak a ri, petit Indien

     
    September 07

    Transit

    2 semaines de repos entre Annecy et Paris, grisaille (malheureusement) contre soleil (curieusement), baignade rafraichissante et via ferrata contre diners entre amis et la Fnac, ca fait du bien tout ca.
    Bien entendu maman Soudier se charge de me faire reprendre 3 fois plus de kilos que je n'ai perdus, et j'avoue que le confit, meme s'il n'est pas gras, ca a vraiment du bon.
    Quant aux potes - desole pour celles et ceux que je n'ai pu voir ce coup-ci mais ce n'est que reporte - ils se chargent de me faire redecouvrir les joies de la frivolite parisienne a grands renforts de soiree mondaine et restos pour cadres superficiels, je suis completement decale et on est tous morts de rire et c'est top sympa.
    Voila, et maintenant destination Mexico !
     
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    2 weeks of rest between Annecy and Paris, crappy weather versus sun, refreshing bath and via ferrata versus dinners at friends' and disc shops, it's all good.
    Of course mummy Soudier tries by all means to have me put on 3 times more weight than I lost, but I have to admit that duck confit is pretty tasty - especially after all this time in veggie lands.
    As for my friends they do their best to have me dive back into the joys of the Parisian light life, mundane party and restaurants for dynamic superficial white-collars, I am completely out of it and we are all enjoying it a lot and this is great.
    Yo, and now off to Mexico !

    Des bulles et des oreilles - Bubbles and ears

    Las de la grisaille, mes affaires toujours humides commencant meme a presenter des signes de developpement avance de moisissure, et mon travail avec le gouvernement Tibetain fini, je m’arrete une semaine en Thailande sur la vraiment sympathique ile de Ko Tao.

    Je retrouve deux amies americaines (ben oui quoi, accusez-moi de traitrise peut-etre mais j’ai des amis aux US) et loue un bungalow des plus basiques (= lit-moustiquaire) mais en bord d’une plage quasi-privee, l’hotel etant accessible par bateau ou après ¾ heure de marche sur un sentier pour equilibriste ayant grandi dans la jungle.

    Au menu, farniente, lecture dans un hamac, jus d’ananas, plouf et petits poissons dans l’eau et dans l’assiette. Et du soleil, enfin, mais qui me transforme bien vite en crevette rose, la faute a la mauvaise creme solaire locale.

    La plage ensoleillee etant hors de question pendant 2-3 jours, j’en profite pour passer mon premier niveau de plongee, le PADI open water pour les connaisseurs, dans un club top sympa et des conditions ideales : un instructeur pour moi tout seul et allemand de surcroit, donc carre, c’est bete mais ca me rassure. Forcement, le 1er jour j’arrive ave brio a me remplir les sinus et oreilles internes d’eau pendant un exercice de vidage de masque sous l’eau. S’ensuit une otite et pas mal de difficultes a compenser la pression en descendant, cf. ce qui arrive en avion puissance beaucoup. Lors de la 1ere plongee, je suscite ainsi le desespoir de mon instructeur que je peux presque entendre crier ‘Donnerwetter’ sous l’eau, essayez c’est rigolo. Les autres plongees se passent mieux et je decouvre un monde parfois claustrophobique (0 visibilite et j’ai l’impression de respirer comme un Darth Vader asthmatique) mais surtout fascinant et magnifique. Ah, les bancs de barracudas argentes qui m’entourent ! Oh, la belle raie a points bleues. Hi hi, les petites machins (anemones ?) bleus oranges et gris qui se ferment quand on approche le doigt, comme on eteindrait des lumieres par magie…

    Je repasse par Hong-Kong saluer Juliette et les œufs de cent ans, et en profite pour aller me faire soigner mon otite a l’hopital, car vol de retour il y a. Les urgences, top classe, nickel chrome et pas un chat, une infirmiere s’approche avec un bidule pour regarder dans les oreilles, me verifie la gauche, je tends donc la droite. Ca n’a rien a voir avec la Bible c’est juste un reflexe conditionne. Surprise mais conciliante, elle me verifie donc la droite pour me montrer ensuite que j’ai bien la meme temperature dans les deux oreilles. C’etait donc ca… Juliette est morte de rire, moi je suis rassure quelque part. Nouvel exploit chez le docteur John (il a plutot une tete a s’appeler LinFunKwah mais John c’est plus pratique pour les etrangers barbares que nous sommes), quand je telephone a la grand-mere de Juliette pensant appeler mon assurance. Dialogue de sourd, otite, j’enchaine… il est grand temps de rentrer en France.

     

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    Tired of this grey weather, my clothes and bags always humid and some even presenting signs of advanced mushrooming, and my work with the Tibetan government completed, I stop over for one week in Thailand on the really nice Ko Tao island.

    There I catch up with 2 American friends (you can call me a traitor to the cause but yes I do have good friends in the US) and rent a fairly basic bungalow (bed + mosquito net) but located right by a semi-private beach. The resort is indeed only accessible after a 15mn boat ride or ¾ of an hour walk on a jungle path for equilibrists.

    On the agenda: farniente, reading in a hammock, pineapple shakes, splash and little fishes in the water and my plate. And finally some sun, which of course turns me immediately into a giant pink prawn, due to this poor local sun cream.

    Laying on the sunny beach being out of the question for the next 2-3 days, I decide to learn scuba diving and pass the PADI open water certificate. The conditions are ideal since I end up alone with the instructor, and a German guy as well, so fairly square and safe I think, at least it makes me feel good. Of course on the first day I successfully manage to fill my sinuses and inner ear with water while learning how to empty a mask under water. Thus I get an otitis and some difficulties equalizing the pressure when going down, for reference see what happens in planes much much stronger. On the first dive my instructor is desperate and I can nearly him in swear ‘Donnerwetter’ under water, you should try it it’s fun. The other dives are better and I discover a brand new world, at times claustrophobic (there is no visibility by ‘Shark Island’ and I breathe like an asthmatic Darth Vader) but above all fascinating and wonderful. Ahh, these groups of silver barracudas circling us ! Oh, the pretty blue-spotted ray. Hi hi, these small blue orange or grey thingies (anemones?) that close when you get your finger too close, like you would shut down lights by magic…

    I go back to Hong-Kong to say hi to Juliette and thousand years old eggs, and take the opportunity to go to the hospital and have my otitis cured before the flight back. The ER is amazingly clean and quiet, a nurse comes forth with the tool to look inside ears, checks my left one and is surprised when I show her the right one. It has nothing too do with the Bible it’s just an acquired reflex. She checks the right one and shows me proudly that both my ears show the same temperature. So that was it… Juliette is laughing, I feel stupid but strangely re-assured. New performance in Doctor John’s office (he looks like his name should rather be WangChong but I guess John is easier for those barbarian foreigners) when I call Juliette’s grandma instead of my insurance company. Deaf dialogue, otitis, it looks like it’s time for me to go home.

    August 03

    Du reiki - On reiki

    Pousse par la curiosite et mes devoirs de reporter qui m'ont fait gouter pour vous le the au beurre de yak dans un monastere Tibetain deguise en randonneur et les lentilles epicees dans un temple dore deguise en Sikh Penjabi, je decidai d'investiguer le reiki evoque par plusieurs de mes sources.
    Deguise en moi et apres une premiere seance plutot relaxante, j'optai pour 3 jours de cours afin d'atteindre non pas l'eveil mais le premier niveau de reiki.
    Grosso modo, le reiki, redecouvert par un Japonais a la fin du 19eme siecle, vise a equilibrer les flux energetiques dans le corps. Bon, pour les sceptiques, disons qu'on a tous dans les corps des courants energetiques ou electriques si cela vous convient mieux, enfin j'espere pour vous sinon c'est que vous etes en train de vous reincarner ou bien enferme dans une piece avec une lesbienne et un personne du sexe oppose, selon vos croyances. L'Enfer.
    Cette force de vie appelee Ki (les courants d'energie, vous suivez?) est en nous et legerement autour de nous. Certains l'appellent l'aura, comme Johnny, mais c'est leur choix.
    La ca se complique: il faut choper le Rei, Charles, qui se trouve tout autour de nous, sorte d'energie universelle ou de conscience de Dieu, j'avoue avoir un peu decroche a ce moment precis. On combine alors le Rei au Ki, vous l'aviez devine, pour que l'energie vitale circule librement et de maniere fluide dans le corps. Voila voila.
    Une des facons de faire venir le Rei en vous consiste pour moi a repeter la mantra "Reiki Reiki Ta Pang !", et j'offre 1 seance gratuite au premier ou a la premiere qui trouvera de quel film culte est issue cette phrase a pein detournee.
    Mais je sens monter en vous les questions, petits impatients que vous etes, alors concretement cela donne: Pierre allonge par terre, sur le dos. Musique d'ambiance qui endormirait un cocainomane qui fait de l'hypertension, ne serait-ce la cloche qui sonne toutes les 3mns. Amit, le jeune professeur yogi, medite un poil pour etre en symbiose avec le Rei et place ses mains au-dessus des yeux pendant 3 mns, puis change de zone, d'ou la cloche. Suivent ainsi les tempes, oreilles etc. jusqu'aux pieds. Je me demande si le nom de famille du prof est "Dal" (lentilles). C'est bete mais ca me fait rire, mon energie circule mieux je le sens.
    Ceci etant, cette seance n'est pas desagreable du tout, c'est tres apaisant, forcement, et on eprouve parfois de curieuses sensations de chaleur ou de picotements dans differents endroits du corps, loin des mains de la personne qui oeuvre.
    Je vous passe les differentes methodes et seances, les cristaux et tout et tout, sachez juste que si tout le monde a le Ki en soi, on n'est pas forcement ouvert au Rei. Il faut donc etre initie par un maitre, ce que j'ai fait, nananere. Je vous rassure c'est completement indolore et n'a rien a voir avec les bizutages que vous avez pu subir.
    Si j'etais vraiment un bon eleve, je ne boirrais pas d'alcool ni ne fumerais et mangerais peu pendant 3 semaines, tout en pratiquant le reiki sur moi (voui parce qu'on peut), afin de completer mon initiation. Pour etre honnete avec vous, j'ai deja perdu.
    Et c'est la que c'est fort, car j'ai rencontre une Quebecoise niveau Maitre qui m'a convaincu de poursuivre l'etude du reiki dans un ashram au sud de l'Inde, malgre mes boires et deboires recents. J'ai donc decide de repousser mon vol de retour et de passer deux mois en retraite silencieuse chez Sai Baba, Afro-Funky-Guru dont vous trouverez la photo plus bas.
     
    Paix et amour pour vous tous
     
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    To fulfill both my curiosity and reporter duties that had me taste for you the in-famous yak butter tea in a Tibetan monastery disguised as a trekker and eat spicy lentils in a golden temple dressed as a Punjabi Sikh, I decided to investigate reiki, as several of my sources had mentionned it.
    Disguised in myself and after a first fairly relaxing session, I decided to take a 3 days course in order to reach not enlightenment but the first reiki level.
    To summarize, reiki was rediscovered by a Japanese guy at the end of the 19th century and aims at balancing the energy flows in the body. Well, for sceptical people, let's say that we all have in the body some energy flows or electrical currents if you prefer, at least I hope for you otherwise it means that depending on your beliefs you are either in the process of re-incarnation or locked in a room with a lesbian and a person of the opposite sex. Hell.
    This life force called Ki (the energy flows, all right?) is inside all of us and somehow around us as well. Some call this the aura, but it is their choice.
    That's where it gets complicated: one has to grab the Rei, Charles, that is found all around us, some kind of universal energy or god conscince, I admit I was not fully concentrating at the time. One then has to combine the Rei with the Ki, as you had guessed, so that the vital energy flows more freely and in a fluid manner in the body. That's it.
    One way for me to attract the Rei in you consists in repeating the mantra "Reiki Reiki Ta Pang !", and I offer one free seance to the first one who will find from which cult movie this barely altered sentence comes from.
    But I feel that you have lots of questions, impatient as you are, so concretely this gives: Pierre laying on the floor, on his back. Elevator music that would make a cocainoman with hypertension fall asleep, were it not for the bell ringing every 3 minutes. Amit, the young yogi teacher, meditates a little while in order to be in symbiosis with the Rei and then places his hands above my eyes for some 3 minutes, then changes from zone every 3 minutes, hence the bell. Thus follow the tempels, the ears etc. down to the feet. I wonder whether the teacher's name is "Dal" (lentiles). It is stupid but it makes me laugh, my energy is flowing more freely I can feel it.
    This being said, this seance is quite enjoyable, very relaxing obviously and one feels strange heat or tinkling sensations in different body parts, far from the hands of the person giving reiki.
    I will not elaborate on the different technics and seances, crystals and all the rest. Just be aware that if everyone has Ki in himself, it does not mean that one is open to Rei. Thus one should be initiated by a master, which I did. I reassure you it is completely pain free and has nothing to do with the initiation rites you might have gone through at university.
    If I was a good student, I would not drink alcohol nor smoke and would eat little during 3 weeks while practising reiki on myself (because you can) so as to complete my initiation. To be honest with you, I already lost it.
    And this is where it becomes interesting, because I met a Canadian master who convinced me to pursue my reiki studies in an ashram in south India, despite my recent "bad behaviour". I have decided to stay much longer in India and to spend two months in silent retreat at Sai Baba's, an Afro-Funky-Guru whose photo is below.
     
    Peace and love upon you all
     
     
     

    Du temple d'or - On the Golden Temple

    Par un pas si beau matin de pas printemps car on est en juillet, je partis pas tres gaiement car il etait vraiment tres tot pour Amritsar au Penjab.
    200 kms, deux bus 3B (bonde, bruyant et brinquebalant) et 8 heures plus tard, j'atteignai enfin les portes du Temple d'Or, lieu saint par excellence pour la communaute Sikh.
    Attention, aparte culturel: la religion Sikh fut fondee au 15eme siecle comme un melange des religions hindoue et musulmane, les Sikhs rejettant le systeme des castes et la domination des Brahmanes. Monotheistes, les Sikhs suivent l'enseignement d'un guru (ils en sont au 11eme de memoire) et d'un livre sacre dont j'ai perdu le nom. Ils croient au cycle des reincarnations et admirent / pronent un ordre de soldats "purs" (pas d'alcool, de drogues etc.) reconnaissables a leurs longs cheveux et  barbe, peigne, bracelet, pantalon bouffant et epee. Fin de l'apparte.
    Pour ceux d'entre vous qui ont vu "Coup de foudre a Bollywood" - nouvelle reference culturelle, decidement je vous gate - le Temple d'Or est celui qu'on voit au debut de ce flim qui n'est pas un flim sur le cyclimse, attention.
    Mais revenons a nos moutons, ou plutot a nos loups, car le Sikh n'a rien du tendre agneau grignote a Paques ou a la Trinite avec un Chateauneuf du Pape, miam. Le regard plus ombrageux qu'un toreador Ibere, le Sikh est ferocement fier sous son turban et derriere sa grande barbe. Des yeux parfois tres clairs donnent l'impression de vouloir / pouvoir vous decapiter sur place. Certains se promenent toutefois avec de grandes epees, ce qui est beaucoup plus pratique pour eteter comme le montrent les tableaux du musee ou alternent scenes de batailles realistes et de martyrs atrocement horribles.
    Car les Sikhs, comme toute nouvelle religion deviante remettant en cause l'ordre etabli, furent pas mal persecutes. Le dernier massacre date de 1984 ou l'armee indienne, sous les ordres d'I. Ghandi, intervient dans le temple pour calmer des secessionistes a grands coups de char d'assault dans la barbichette. "Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous deux qui rira aura une roquette". La meme I. Ghandi fut quelque temps plus tard assassinee par un de ses gardes du corps... Sikh. Et la je dis qu'elle n'etait pas tres clairvoyante la mere G*. C'est un peu comme si Catherine de Medicis s'etait entouree d'une garde rapprochee Protestante apres la St Barthelemy.
    Bref, c'est la que je ruse avec ma barbe de 7 jours et mon turban de Touareg du Mali, je les calme tous ou presque avec mon style inimitable et je suscite l'emerveillement des femmes et la perplexite des hommes, enfin je crois. La ou je suis moins credible c'est quand je sautille sur les dalles de marbre blanc, brulantes au soleil, ca ne fait pas tres guerrier.
    Mais laissez-moi vous decrire la scene, car vous etes la pour ca apres tout. On laisse ses chaussures a l'entree, se couvre la tete, se lave les pieds et passe le controle de gardes feroces (je l'ai deja dit non?) tenant une lance, passe la grande porte et decouvre le Temple d'Or au milieu d'un bassin entoure d'une promenade de marbre blanc. D'aucuns se baignent dans les eaux sacrees, tout en gardant turban et barbe. Les femmes ont un abri pour faire trempette loin des regards brulants des grands velus. Il fait vraiment chaud et je piquerais bien une tete pour quelques longueurs sacrees, mais le bouillon de culture(s) est moyennement attrayant.
    A l'interieur du temple le guru et d'autres pretres veillent le livre sacre tout en chantant / priant continuellement. Le livre est emmene tous les soirs en grandes pompes mais pieds nus dans une autre partie du temple, pour dormir.
    Et puisqu'on en parle (des fois c'est pratique d'etre l'auteur, he he) je reside dans le temple meme, dans une petite guest house pour touristes, le prix consistant en une donation. Je mange aussi dans ce lieu saint, a la cantoche, gratos itou. A l'entree, on vous donne une cuillere, une ecuelle et une grande assiette a dal (ca tombe bien je l'ai), vous penetrez alors une immense salle ou tout le monde est assis par terre en rangs d'oignons, oignons que vous retrouvez dans le dal et sur les pieds nus des participants, c'est un peu une soiree a theme. Un premier type vous verse de l'eau dans l'ecuelle (je la boycotte, honteusement), un second vous largue une cuilleree de lentilles, un troisieme passe regulierement pour distribuer des chapatis. C'est emballe-pese en 10-15 mn et quelques centaines de nouveaux arrivant prennent alors votre place. Plusieurs milliers de repas sont ainsi servis chaque jour, avec un sens de l'organisation a faire palir un Allemand, ce qui n'est pas forcement evident.
     
     
    * Lire a cet effet le chapitre "Boulettes fatales" du "Manuel du bon petit politicien" aux editions F. Mitterrand.
     
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    By a not so sunny not springtime morning since we are in July, I left not so happily because it was very early to go to Amritsar in Punjab.
    200 kms, two 3'O' buses (overcrowded, overnoisy and overshaky) and 8 hours later I finally reached the doors of the Golden Temple, THE holy place for the Sikh community.
    Attention please, cultural comments: the Sikh religion was founded in the 15th century as a mix between the Hindu and Muslim religions, the Sikhs rejecting the casts system and the Brahman domination. Monotheists, the Sikhs follow the teachings of a guru (I believe it is currently the 11th) and of a holy book whose name I forgot. They believe in the reincarnation cycle and admire / aim for an order of "pure" soldiers (no booze, drugs etc.) that you can recognize by their long hair and beard, comb, bracelet, loose trousers and sword. End of the cultural comments.
    For those among you who have seen "From Amritsar to LA" - new cultural reference, you are lucky today - the Golden Temple appears at the beginning of the movie.
    But "let's go back to our sheep", as we say in French, or rather to our wolves since Sikhs have nothing in common with the tender lamb eaten for Easter with a Chateauneuf du Pape, yummy. His gaze more somber than the one of a Spanish toreador, the Sikh is ferociously proud below his turban and behind his big beard. Eyes sometime very clear give the impression that they want to / can behead you on the spot. Some are wandering with big swords, which is much more practical to chop heads off, as is shown on the museum paintings where fierce and realistic battle representations alternate with dreadfully horrible martyr scenes.
    Since the Sikhs, as with any new deviant religion questioning the  established order, were persecuted a lot. The last massacre happened in 1984 when the Indian army, on the order of I. Ghandi, intervened inside the temple to calm independentists with the help of armoured tanks in the Sikhs beard. The same I. Ghandi was some time later murdered by one of her bodyguards... a Sikh. And here I say that she was not very clairvoyant, mother Ghandi*. It is as if Catherine de Medicis got herself a personal guard of protestant after the St Barthelemy slaughters.
    Anyway, this is where I appear with my 7 days beard and Touareg turban from Mali, they are all in awe at my very personal style and women are gazing at me in wonder and men in astonishment, at least that is what I believe. Of course, I do tend to lose some credibility when jumping on the burning hot white marble floor, as I don't look much like a warrior then.
    But let me describe the scene to you, as this is why you are here after all. You let your shoes at the door, cover your head, wash your feet and go past some ferocious guards armed with a spear, walk through the main door and discover the Golden Temple in the middle of a big pool surrounded by a white marble walkway. Some are bathing in the holy waters, but keep their turban and beard on. Women have a separate shelter for watering themselves away from the burning gaze of the big hairy ones. It is really hot and I wouldn't mind a dive for some holy swimming, but the colour of the water tells me not to.
    Inside the temple the guru and other priests keep the holy book while singing and praying continuously. The book is carried every night with pumps and circumstances to another part of the temple, for bedtime.
    And since we are talking about this (sometimes it's good to be the author) I sleep inside the temple in a small guest house for tourists, on a per donation basis. I also eat in this holy place, at the canteen, free also. At the door one gives you a spoon, a cup and a plate for dal. You then enter a huge room where everyone sits on the floor as in ranks of onions, onions that you find in the food. A first guy pours water in your cup (I don't drink it, shame on me), a second one drops a big spoonful of dal in your plate and a third one comes regularly to give you chapatis. 10-15 minutes later the whole thing is over and a few hundreds new hungry people come and take your seat. Several thousands meals are served per day, with a sense for organisation that would make a german blemish, and it is not easy.
     
    * Please refer to the chapter "Lethal mistakes" from the "Manual of a good little politician", F. Mitterrand publishing.
    July 21

    De l'exorcisme - On exorcism

    Lundi, j'etais malade, un vilain virus m'a cloue au lit avec de la fievre. J'ai donc pris du paracetamol, bu du the en quantite, dormi beaucoup et transpire pas mal dans mon duvet. Mardi j'etais bien.
     
    La petite fille de la famille ou je reside a eu le meme virus, mais l'a moins bien supporte. Au bout de 2 jours de traitement (sirop a la fraise, miam), voyant qu'elle avait toujours beaucoup de fievre le soir, ses parents ont decide d'appeler un haut lama verse notamment dans les arts divinatoires. Apres s'etre renseigne sur la fillette par telephone, le saint homme declara que les mauvais esprits devaient etre chasses de la maison.
    Youpi! J'allais enfin assister a une puja, ceremonie religieuse avec pas mal de prieres, et en plus une puja privee pour virer les demons, cool.
    Je me preparais alors mentalement et physiquement: au dejeuner, pizza a l'ail, on ne sait jamais a qui on a affaire, revue de mes gris-gris protecteurs, dons d'un lama et d'une Tibetaine, et revision du Notre Pere qui s'est transformee rapidement en "J'ai bien mange, j'ai bien bu, j'ai la peau du ventre bien tendue, merci Petit Jesus", affreux heretique que je suis.
     
    Vers 6h, je suis dans le salon, ou aura lieu la ceremonie. La fillette va-t-elle parler arameen, devenir toute verte, tourner la tete sur 360 degres (ce que je fais au tai chi sans probleme, a propos) et hurler des horreurs a sa mere avec la voix de Darth Vader? "Hhhhhhh, hhhhhhhh, Tu n'es qu'un gros momo gluant! Je suis ton pere, maman! ha ha ha ha ha (rire satanique)". Je suis impatient.
     
    Les moines arrivent enfin, ils ont oublie la bible ces lascars! On est mal barre. Le gros moine se met aussitot a comater sur le sofa, medite-t-il ou cherche-t-il a tromper la vigilance des esprits? Son accolyte melange la tsampa (farine utilisee par les Tibetains nomades comme principale source d'alimentation) avec le the au beurre et des epices, la petrit et se met a faconner des cones, qui representent des lampes a beurre, et des bougies. Les cones sont decores puis recouverts de beurre fondu, dont un peu est verse dans le creux des bougies ou une meche a ete installee. C'est assez balaise ce qu'il fait, et avec un tel moine-sculpteur de tsampa, Belzebuth il ne peut pas lutter, wallah!
     
    Le tout est alors pose dans un carton-autel avec du riz, sel, poivre, sucre, banane, carotte et oignon: en
    nourrissant ainsi les esprits ils arretent de nous sucer le cerveau, ou un truc du genre. Le gros a fini sa meditation, comme l'indique un grognement, et les deux attaquent alors la puja. Le gros a la cloche et marmonne de maniere incoherente pendant que l'autre recite la priere en se basant sur des textes imprimes sur de larges pages de 8-10cm de haut, a grands renforts de raclements de gorge et toussottements, le Mal serait-il en train de le penetrer?
     
    De temps a autre, l'un des deux bouge les mains pour effectuer des signes, sorte de melange de symboles franc-macons et de passation d'ordre a une vente aux encheres. Parfois, la cloche tinte. Soudain, double claquement des mains, il ne fallait pas le rater. Je ne sais pas pour les esprits, mais les moustiques semblent etre partis de la piece, ce doit etre l'odeur du beurre fondu. Ou des pieds.
     
    La seance dure une vingtaine de minutes, et peu de temps avant la fin l'autel est porte au dehors et depose a l'intersection de trois routes. "Car jusqu'a trois tu compteras avant de lancer la Sainte Grenade, et trois sera le nombre. Deux n'est pas bon, ni quatre, et surtout pas cinq". Bref, l'autel est pose en offrande et les bougies-tsampa brillent dans la nuit McLeodienne sous la presque pleine-lune.
     
    Les moines s'en vont, le calme revient, les esprits sont appaises, d'ailleurs j'ai failli m'endormir. D'ou le claquement de mains peut-etre?
     
    Je crois que la petite va un peu mieux ce matin, moi je me suis reveille scotche au plafond et les yeux jaunes loup...
     
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    I was ill on Monday, a nasty virus kept me in bed with fever. I took paracetamol, drank loads of tea, slept a lot and sweat it out in my sleeping bag. On Tuesday I was fine.
     
    Such was not the case for the little girl of the family where I am staying, and she did not fight the cold as well. After 2 days of treatment (strawberry flavoured syrup, yummy), she still had a lot of fever in the evening. Her parents thus decided to call a high Lama specialised in some magic arts and medicine. After getting some information by phone on the little one, the holy man declared that bad spirits should be chased from the house. Yes! I was finally about to attend a puja, a religious ceremony involving lots of prayers, and a special one as well as it is a private puja to get rid of demons, very cool.
     
    I prepared myself mentally and physically: I had garlic pizza at lunch, since you never know who you are going to face; I checked my protective gris-gris (these are protective necklaces and jewellery in Africa), givent to me by a lama and Tibetan woman near Mt Kailash; and I tried to remember the "Our Father" and other stuff but I realised that I am really an heretic.
     
    Around 6pm I am in the living room where the ceremony will take place. Will the little girl speak Aramean, become all green, turn her head 360 degrees (which I do at tai chi) and scream horrible things to her mum with Darth Vader's voice? " Hhhhhhh, hhhhhhhh, You are just a gluey momo! I am your father, mum! Ha ha ha ha ha (satanic laugh)". I can not wait.
     
    The monks finally arrive, but they forgot the Holy Bible! We are in for trouble. The fatty monk immediately starts dozing off on the sofa, is he meditating or trying to lure the vigilance of the spirits? His buddy mixes the tsampa (flour used by Tibetan nomads as main alimentation source) with butter tea and spices, kneads it and starts making cones, representing butter lamps, and candles. The cones are decorated and covered with melted butter, some of which is poured in the hollow candles where some thread was set. What he does is fairly impressive, and with such a monk-tsampa-sculptor Belzebuth can not fight, wallah!
     
    The whole set is laid inside a carton box / altar with some rice, pepper, salt, sugar, a banana, a carrot and onion: if you feed the spirits they will stop sucking your brain, or something like that. The fatty one has finished meditating, as a grunt noise states, and the two of them can start the puja. The fatty one is in charge of the bell and blabbers incoherently while the sculptor recites the prayers with the help of texts printed on large pages only 8-10cm high. He keeps coughing and clearing his throat violently is Evil trying to penetrate him?
     
    From time to time, one of them moves hands to make obscure signs, a mix between Franc-masons salutations and the order to buy at an auction sale. Sometimes the bell rings. Suddenly, the two of them clasp their hands, you could easily miss it. I do not know about the spirits, but mosquitoes seem to have left the room, it must be the smell of melted butter. Or of feet.
     
    The session lasts about 20 minutes, and just before the end the altar is brought outside and laid at the intersection of three roads. "Until three you shall count before launching the Holy Grenade, and three will be the number. Two is not good, neither is four, and certainly not five." Anyway, the altar is set as an offer and the tsampa-candles glow in the McLeodian night under a nearly full moon.
     
    The monks go, it is calm again, the spirits are at peace now, I nearly fell asleep myself. Maybe that is why they clasped hands?
     
    I think the little one is better this morning, I woke up walking on the ceiling and with wolf-like yellow eyes...
     
    July 19

    Des locaux - On local people

    Les locaux entrent dans l'une des deux categories suivantes: les Indiens et les Tibetains, bien que ces derniers soient la plupart du temps nes en Inde, mais on ne va pas chipoter, OK?

    Les Indiens tiennent pour la plupart un negoce: hotel, restaurant, cybercafe, centre telephonique, boutique de souvenirs, epicerie, salon de coiffure-rasage, agence de voyages etc. Ceux-ci vont du plus grand et luxueux, si l'on puit dire, au plus simple, tel le petit cireur de chaussures. J'hesite presque a faire entrer les mendiants dans cette categorie, tant diverses histoires circulent a leur sujet : ceux-ci demandent du lait, et non de l'argent, pour l'echanger ensuite contre quelques piecettes avec le meme marchand... Pas tous bien sur, mais la distinction n'est pas evidente.

    Les Indiens arborent fierement une moustache, dont l'epaisseur et le style varient en fonction de leur travail et de leur statut social. Si la mode est a la petite moustache fine facon Clark Gable dans "Autant en emporte le vent", ces derniers 5 mots constituant une sorte de mantra apres tout repas indien, les chauffeurs de bus et camion - quand ils sont majeurs - ont eux une decoration sub-nasale plus prononcee. Les vainqueurs etant, cela va de soi, les policiers, la grosse moustache etant le symbole universel de l'autorite publique et du garde-manger.

    Il semble qu'un certain nombre d'entre eux ont tendance a importuner les touristes de sexe feminin, regards lourds, remarques pesantes et parfois attouchements etant frequents d'apres mes sources. D'autres profitent de leur situation pour tenter de beneficier des faveurs des occidentales, tel cet assistant d'un prof de yoga, meme si les Tibetains ne sont pas en reste, une amie s'etant vue proposer un cours de yoga prive.

    Il y a un certain nombre de touristes Indiens a McLeod, la plupart cherchant la fraicheur. Familles Sikhs au grand complet, turban et barbe finement taillee compris, et bandes de jeunes hommes virils (?) mais pas toujours tres corrects arpentent les rues le week-end. Les motos rugissent, les klaxons vont bon train et apparemment le truc est de se faire prendre en photo avec un max d'occidentaux. C'est rigolo 5mn mais en Amerique du Sud ce sont les filles qui demandent a etre prises en photo en notre compagnie, et bien je prefere, croyez-moi ou non.

    Les Indiennes sont plus discretes, bien que plus colorees dans leur sari chatoyant, des bijoux aux oreilles et sur les narines, tranchant avec la couleur brune doree de leur peau. Certaines sont tres elegantes, meme si elles ont tendance a developper avec les annees un estomac proeminent a vagues multiples. Occupees aux diverses taches menageres et autres, elles ont une vie dure et sont mal considerees, et ce ne sont pas les histoires quotidiennes atroces lues dans les journaux qui me feront changer d'avis. Aujourd'hui, un article sur une femme attaquee a l'acide et defiguree par son mari, qui la battait et torturait ndlr, car elle ne lui donnait pas d'enfants...

    Je ne voudrais pas ici donner une image par trop negative des Indiens, car je les connais mal pour peu les frequenter, et peut-etre parce qu'ils (me) sont naturellement moins sympathiques que les Tibetains, peuple globalement tres amical. Le fait est que j'aimerais revenir en Inde, plusieurs mois si possible, histoire de visiter le pays "serieusement". Il parait que la vie et les gens sont plus cools dans le sud d'ailleurs, une sorte de caracteristique universelle peut-etre? Oui mais alors, comment ca marche dans l'hemisphere sud? Est-ce que les Argentins de buenos Aires sont plus sympas que ceux d'Ushuaia, les Sud-Afs de Durban plus relax que ceux du Cap? Question a creuser, voire sujet de these... Mais revenons a nos moutons.

    Les Tibetains ont aussi quelques negoces, restaurants et magasins de souvenirs principalement, ces derniers etant generalement tenus par des femmes. Le plus gros de la communaute est bien entendu constitue de moines et nonnes, au moins plusieurs centaines et il n'est pas toujours aise de les distinguer entre eux quand vous en connaissez un. Le sourire facile malgre une vie de renoncement peu evidente, ils sont souvent assez blagueurs et vous racontent des cracks de temps a autre, meme s'ils n'ont pas le droit de mentir.
    La plupart des Tibetains sont bon enfant sans etre naifs, et de caractere simple et vraiment agreable. Et puis, il y a le boudhisme qui met l'autre avant soi, qui fait que chaque action doit etre effectuee avec le plus grand soin en ayant l'autre en tete, ce qui bien evidemment apporte un angle particulier aux relations. Je ne crois pas avoir vu de Tibetain s'enerver, par exemple.

    La jeunesse Tibetaine est elle parfois un peu perdue, refugies nes en Inde souvent, ils ne connaissent pas le Tibet mais en revent, certains ne se reconnaissant pas toujours dans la politique non-violente et de cooperation du Dalai Lama, ce qui inquiete les Chinois. Cette jeunesse est souvent desoeuvree, les offres d'emploi etant limitees, elle zone en servant dans les cafes, cheveux longs, tatouages, boucles d'oreille et hip hopeurs de style. L'autre jeunesse que je cotoie a les cheveux courts, pantalon chemise et travaille dans l'administration Tibetaine, reve aussi du Tibet.

    Les femmes Tibetaines sont elles aussi tres elegantes, voire tres belles, dans leur chupa, robe traditionnelle portee avec une chemise et parfois agrementee d'un tablier. Visage fin, cheveux de jais aux legers reflets prune, yeux noirs ou noisette en amande, quelques taches de rousseur, joli sourire et silhouette agreable, ahhh...

    A defaut de rever du Tibet, beaucoup aimeraient aller vivre en Occident, ou resident deja bien souvent des amis ou membres de leur famille, pas toujours legalement. Le mariage offre notamment une possibilite d'expatriation avec l'espoir d'une vie meilleure, avis aux amateurs / amatrices.

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    Locals enter one of two following categories: Indians or Tibetans, although these last ones are usually born in India but we will not debate this point here, OK?

    Most of the Indians own a business: hotel, restaurant, cybercafe, phone booth, souvenirs shop, travel agency, grocery, barbershop etc. These range from the big and luxurious, if one can say that, to the most simple, as in the case of the little guy polishing shoes. I might even include beggars in this category, so organised are they. Many stories also surround them: they beg for milk and not coins and then trade it for money with the same shop owner… Not all of them of course, but the distinction is not easy.

    Indian men are proud owners of a moustache whose thickness and style vary based on their job and social position. While the fashion is set on a thin little moustache a la Clark Gable in "Gone with the wind", these last four words being some kind of mantra after any Indian meal, bus and truck drivers - when they are over 18 - have a more pronounced sub-nose decoration. The winners being obviously the cops, as a big thick moustache is the universal symbol of public authority and food-keeper.

    It seems that a few of them have a tendency to bother female tourists, heavy looks and comments are frequent, touching and "rubbing" also happens, according to my sources. Others try to take advantage from their situation in order to benefit from the favours of Westerners, as does this assistant to a yoga teacher. He is not alone, mind you, as a friend of mine had a Tibetan offer her a private yoga session.

    There are quite a few Indian tourists in McLeod, most of them looking for some fresh air. Complete Sikhs families with turban and finely shaved beard, and groups of young virile (?) but not so correct men wander the streets on weekends. Motorbikes roar, there seems to be a "blow the horn" competition and apparently the goal is to take as many photos as possible with foreigners. This is fun for 5 minutes, but in South America girls ask to have their photo taken in your company, and I do prefer it, believe me or not.

    Indian women are more discrete, although more colourful in their shiny sari, jewels on her ears and nose contrasting with the golden brown colour of their skin. Some of them are very elegant, even if they tend to develop a major stomach with multiple waves as years go by. Always busy with the various house and children related tasks, they have a hard life and are poorly considered, and the daily dreadful stories in the papers will not make me change my mind. Today, an article on a woman her husband attacked with acid: he used to beat and torture her because she would not give him a child…

    I would not like here to give a bad impression of Indian people, whom I do not really know because I do not spend much time with, and also because they seem to me less easy going than the Tibetans. The truth is that I would really like to come back to India and "explore" seriously the country for a few months. I hear the south is particularly nice and the people friendly. This seems to be a universal characteristic then. But then, how does it work in the southern hemisphere, is it the other way round? Are people in Buenos Aires friendler than in Ushuaia? People in Durban more relaxed than in Cape Town? I wonder... But let's get back to our topic.

    Tibetans also own some businesses, restaurants and souvenir shops mainly, these being generally managed by women. The monks and nuns make for the most of the community, as there are several hundreds of them around, and it is not always an easy task to recognize one from the other. They smile easily despite a life based on renouncement, and do not hesitate to tell you little jokes, gently making fun of your credulity, even though they are not supposed to lie.

    Most of the Tibetans are simple and friendly without being naïve. And there is this Buddhism religion that puts the other before oneself, that makes you perform every action with care and thinking about the other, which of curse brings a particular angle to relationships. I do not remember seeing a Tibetan getting angry, for instance.

    Some of the Tibetan youths can be a bit lost, refugees born in India, they do not know Tibet but dream of it, some of them not adhering to the non-violence and cooperation policy of the Dalai Lama, which worries the Chinese. These youth often has little prospects of employment, and spends time as waiters or clients in cafes, long hair, tattoos, earrings and hip-hop style. The other youth I deal with has short hair, trousers and a shirt, works in the Tibetan administration and also dreams of Tibet.

    Tibetan women are also very elegant, at times very beautiful, in their chupa, traditional dress worn with a blouse and now and then a colourful apron. Fine face, crow black hair with plum trends, black or hazelnut eyes almond-shaped, freckles sometimes, pretty smile and nice silhouette, ahhh…

    When not dreaming of Tibet, many would like to go and live in the Western world, where often members of their family or friends already stay, not always legally. Marriage offers a possibility of expatriation with the hope of a better life, so if you are interested

    Des enseignements - On teachings

    Je l'ignorais avant de venir a McLeod, honte sur moi, mais un des principaux attraits du lieu reside dans les enseignements boudhistes proferes par Sa Saintete. Ceux-ci s'etalent en general sur 8-10 jours, matin et apres-midi, et peuvent adresser un point particulier de cette religion-philosophie ou bien la presenter dans son ensemble. A mon arrivee, par exemple, demarra une session de commentaires d'un livre a laquelle je participai une demi-heure car trop esoterique pour moi. La session actuelle, financee par des Taiwanais en "pelerinage-apprentissage" dans le coin aborde les differents concepts generaux du boudhisme et est donc plus abordable.

    N'ayant pas la pretention de vous enseigner le boudhisme, je vais me contenter ici de vous narrer une seance typique. Pour ceux d'entre vous qui souhaitent appronfondir le sujet, je vous recommande les deux ouvrages suivants: "Om, sweet Om", par Robinson C., et "La compassion et moi", par Adolf H., ce dernier etant assez vite parcouru.

    Bien, l'idee est donc de suivre le flux des moines et touristes qui descendent vers le temple de bon matin afin d'avoir les meilleures places - certains reservent d'ailleurs la leur avec un petit carton sur lequel est inscrit leur nom, c'est-il pas mignon? - generalement sous la flotte ce qui entraine de comiques bagarres de parapluies. Les pro-vegetariens nous accueillent en mimant l'egorgement d'un boeuf, toujours sympa apres le petit dej. Une queue peu ordonnee se forme pour passer le portique detecteur de metaux, appareils photo interdits, et l'on penetre enfin dans l'enceinte du temple.

    Au premier etage, je cherche un endroit ou m'asseoir parmi les differentes sections, les moines, les nonnes, les touristes puristes et les purs touristes dont je fais partie. Le sol est jonche de couvertures, tapis, coussins, vetements etc. afin de rendre le sejour plus doux pour le popo, parce que franchement apres 2 heures sur le beton n'importe quel obese americain aurait mal au derche. Ceci dit, il ne pourrait pas passer le portique.
    Du linge "seche" dehors sous la pluie, et je remarque des sapins qui traversent le plafond du temple, construit autour d'eux, arbres qui se confondent avec les piliers porteurs. Je me demande si mes congeneres les ont remarque, fascines qu'ils sont par le Dalai Lama.

    Celui-ci arrive enfin, en 4x4 bicoze la pluie, nous fait un petit coucou, fait un tour de kora (tour du temple, ou se trouvent des roues a priere), et prend place dans le temple interieur en compagnie de lamas, moines et nonnes aux robes et chapeaux rouge-orange de formes diverses.

    La population etrangere est en moyenne un peu plus agee qu'en ville, mais on retrouve les differents styles evoques plus tot, les trekkers et indiens dominant toutefois. Chacun possede une petite radio en plastique avec ecouteurs, qui ne marche pas tres bien, pour la traduction en anglais, parce que franchement le Tibetain ca n'a rien a voir avec nos langues a nous. Quand le son devient par trop mauvais, ou est coupe, tous agitent alors leur antenne en tous sens, ballet d'insectes sentant le miel mais ne sachant ou chercher.

    Les moines, eux, recouvrent des sections entieres du temple, pyramides rouge fonce sur lesquelles trone une boule rasee noire, leurs robes ondulant dans de calmes frou-frous quand ils en re-ajustent une partie.

    A 8h30 commence la priere, melange de chants et de mantras (ou sutras, il faudra que j'investigue), puis les eclaircissements de gorge dans le micro indiquent le debut des enseignements. De sa voix grave un tantinet enrouee, a la Tom Waits un lendemain de cuite, le Dalai Lama developpe les differents concepts boudhistes - je vous fais grace du contenu - qui sont ensuite traduits en Taiwanais i.e. Chinois. Sa Saintete est un bon professeur, capable de faire passer les messages les plus obscurs de maniere simple, souvent au moyen d'images et paraboles. C'est aussi un comique qui n'hesite pas a raconter des blagues afin de detendre son audience et de lui faire oublier ses hematomes au posterieur, meme si parfois il est le seul a rigoler. Je me dis que ce doit etre l'apanage des puissants de pouvoir ainsi sortir des blagounettes qui ne font rire personne, sans se prendre une vieille remarque dans les dents*.

    Parfois, des prieres viennent egrener la seance, tous se mettent alors a genoux et chantent-recitent en choeur, j'en ai les larmes aux yeux, mais c'est surement a cause de la douleur dans mes genoux et mon bas du dos, il ne vaut mieux pas avoir de l'arthrite dans le coin.

    Fin des enseignements pour ce matin, Sa Saintete nous quitte avec un grand sourire et quelques hochements de tete, la foule se presse pour aller dejeuner, nouvelles bousculades gentillettes et batailles de parapluie, la nourriture terrestre a du bon aussi.


    *A cet egard, veuillez vous referer au chapitre "Mes rapports avec les hommes" du livre "La France, ma cherie, ma bien-aimee" de L. Gbagbo:
    "[L. Gbagbo raconte une blague, que je prefere passer sous silence]
    - Eh, Lolo, est elle naze ta blague! [dit un de ses lieutenants a juste titre]
    - Pan."


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    I ignored it before, shame on me, but one of the main reasons for coming to McLeod lays in the Buddhist teachings given by His Holiness. These are generally spread over 8 to 10 days, morning and afternoon, and can focus on a specific point of this philosophy-religion or present it in its whole. When I arrived, for instance, a special session started where high lamas commented a book, session where I stayed only half an hour since way to esoteric for me. The current session is financed by Taiwanese people come here on "pilgrimage-learning" tour and is more general, as it addresses the different concepts of Buddhism.

    As I can not honestly pretend to be able to teach Buddhism, I will satisfy your curiosity with my own experience of a typical session. For those of you who wish to go deeper into substance, I recommend the two following books: "Om, sweet Om", by Robinson C., and "Compassion and me", by Adolf H., this last one being a quick read.

    Good. The idea is now to follow the flow of monks and tourists walking their way down to the temple early in the morning in order to get the best spots, some even "book" theirs with a little cardboard on which is written their name, very cute. The flows from the skies are generally here as well, which inevitably leads to some funny umbrella fights. The pro-vegetarian people sometimes welcome us by mimicking the killing of a cow, always a friendly sight after breakfast. A somewhat messy crowd gathers to go through the metal detector door, cameras are forbidden btw, and you can finally enter the temple.

    On the first floor I look for a place to seat among the different sections, the monks, the nuns, the tourist purists and the pure tourists where I belong. The ground is covered with blankets, carpets, cushions, clothes etc. so as to make the stay softer to one's bum, because after 2 hours on the hard floor any obese American would have butt pain. Mind you, he would not go through the metal detector, way too narrow. Some clothes is "drying" outside in the rain, and I notice big pine trees going right through the roof of the temple. The building was built around them and in a way they get mixed with the supporting pillars. I wonder how many of my fellow students around here have noticed them, so fascinated they seem to be by the Dalai Lama.

    His Holiness finally arrives in a 4WD because of the rain, gently salutes the crowd, goes around the inner temple (the kora is the name for this walk), and takes place inside in the company of lamas, monks and nuns dressed with various shapes and red-orange colored clothes.

    The other monks are covering entire sections of the temple, dark red pyramids on top of which sits a shaved black ball, their robes undulating in quiet noises when they re-adjust one part over their shoulder.

    The foreigners here are on average slightly older than in town, but the same different styles mentioned early can be found, although trekkers and indians are the majority. Everyone possesses a cheap little plastic FM radio and headphones of poor quality for the translation in English, as Tibetan is a pretty obscure language for us. When the sound becomes too bad or is cut off, all suddenly start agitating their antenna in all directions as in a ballet of insects where honey is around but no one can find it.

    At 8h30 starts the prayer, a mix of singing and mantras (or sutras, I need to investigate). The throat clearing noise in the mike suddenly indicates the beginning of the daily teaching. With his deep voice a little bit sore, a la Tom Waits the morning after, the Dalai Lama presents the various Buddhist concepts – I will spare you the content – that are then translated into Taiwanese a.k.a. Chinese. His Holiness is a good teacher, able to explain the most obscure messages in a simple way, often via images or parables.  He is also quite into laughing and does not hesitate to crack up some joke in order to have the audience more relaxed and less sensitive to its buttocks pains. To be fully honest, he is sometimes the only one to laugh, but I guess it must be one of the privileges of being powerful to be able to tell a joke nobody understands without getting some nasty comments back*.

    At times a prayer comes and spices up the session, everybody on his knees start to recite-sing in unison, I have tears in my eyes, but it is probably due to the pain in my knees and low back, better not to have arthritis around here.
    End of the teachings for this morning, His Holiness leaves us with a big smile and some nods, the crowd hurries to go for lunch and it is again friendly pushes and umbrellas fights, earthly food is good too.

     

    *On this matter, please refer to the chapter "My relationship with men " of the book "England, my everlasting love " by R. Mugabe:
    "[ R. Mugabe tells a joke, better not repeated here]
    - Eh, Roby, your joke is crap! [says one of his lieutenants, and rightly so]
    - Pow!"

    July 05

    Des gens, des styles - On people, on styles

    En voyage on rencontre des gens, c'est d'ailleurs l'un des interets principaux de quitter son cocon douillet pour se casser le dos dans des bus prehistoriques sur des routes cahotiques et se detraquer le bide et ce qui suit en mangeant local.
    Je vais evoquer ici certaines rencontres avec des etrangers, l'Inde etant un vivier absolument incroyable de personnages en quete de soi, de drogues, d'aventures en tous genres. Rencontres sympathiques, histoires amusantes. Je ne parlerai pas ici des locaux, j'y reviendrai. Je ne parlerai pas non plus des gens "normaux", qui n'ont rien d'extraordinaire parait-il, mais il y en a aussi, dormez en paix.

    En 2 semaines ici, j'ai ainsi croise un Francais qui medite le cul dans les rivieres, vieille technique yogi m'a-t-il dit, reprise par Rika Zarai, ca c'est moi qui le dis.
    J'ai bu un verre en compagnie d'un couple d'amis japonais a cote d'une Grecque pour qui nous trois degagions une energie positive, ce qui fait toujours plaisir a entendre.
    Un Ukrainien au savoir encyclopedique, traducteur anglais-russe d'ouvrages de philosophie-meditation indienne et ancien programmeur informaticien (ceci explique cela) a essaye de me convaincre qu'une femme en Inde vit depuis 9 ans sans manger et qu'un maitre yogi a passe 3 semaines sans respirer au fond d'une piscine. Debat impossible. Suis-je trop cartesien pour ne point y croire? Je suis perplexe.
    Une Allemande sort a peine d'une semaine de meditation silencieuse, activite populaire dans le coin: vous effectuez une retraite de 6-7 jours sans dire un mot, apprenez a mediter tout en mangeant tres tres leger. A mon avis, soit vous apprenez beaucoup sur vous, soit vous petez un cable. Dans tous les cas, vous maigrissez.
    Les Israeliens, j'en ai parle, se contentent en general de se regrouper pour fumer et faire la bringue et de faire pleurer les marchands en negociant des prix imbattables.
    Un Americain me presente des excuses vis a vis de son gouvernement (il peut) et d'etre ne dans le Wisconsin. Il n'y est pour rien, le pauvre, et il m'est vite sympathique.
    Un Anglais teste la medecine tibetaine pour se debarasser de grosses marques noires sous les yeux, genre Samsonite. Il a passe 2 jours avec des sangsues sous les orbites, sans succes.
    Ah, et puis il y a tous ces Occidentaux le crane rase et vetus de rouge / orange qui viennent etudier le boudhisme. Curieusement, autant les moines Tibetains sont souriants et sympathiques, autant les Blancs font la tronche ou prennent un air superieur.

    Question style, on note 3-4 principaux looks: hippie new age, easy rider, moine-nonne et backpacker-trekker, ce dernier etant le moins folklorique bien evidemment.
    Le baba hippie se promene generalement pieds nus, soit volontairement pour etre en symbiose avec Mere Nature, soit parce qu'on lui a pique ses pompes dans le train a mon avis. Il arbore des cheveux sales souvent dreadlockes, une barbe hirsute, pas mal de colliers et bijoux voire des tatouages et piercings. Ses maigres kilos sont caches par d'amples vetements de coton teint qui pendouillent de tous cotes. Le sourire legerement beat est un plus.
    Le biker, souvent Israelien ndlr, est plus branche cuir, forcement, a les cheveux dans le vent et des mouches plein les dents, barbe, criniere et tatouages de rigueur. Il fait rugir son Enfield dans les routes sinueuses et pentues de la region, mais semble passer plus de temps dans les ateliers de reparation.

    N'etant ni tres moto, ni tres yoga, pour des raisons de manque d'equilibre sur 2 roues et de non-flexibilite extreme, et je l'ai dit precedemment preferant siroter un espresso en terrasse plutot qu'ameliorer mon karma en ecoutant Sa Saintete se marrer en discoursant, je fais partie de la categorie backpacker, "bermuda-chemise-chaussuresJesus", et je m'en porte tres bien, merci.



    While travelling, one meets people, and this is one of the main reasons to leave one's comfortable cocoon in order to break one's back in pre-historical buses on chaotic roads and to upset one's stomach and the rest with the local food.
    I will write here about some encounters with foreigners, India being an incredible melting pot of characters in search for their self, drugs, adventures of all types. I will not speak here about the locals but later.
    In 2 weeks here, I crossed the path of a French guy who meditates with his bum in rivers, an old yogi technique he told me, that must freeze one's willy so I think.
    I had a drink with two Japanese friends next to a Greek woman for whom the 3 of us were releasing positive energy, which is always nice to hear.
    A Ukrainian with an encyclopaedia knowledge, translator from English to Russian of Indian philosophy-meditation books and former computer programmer (now this explains a lot), tried to convince me that a woman in India has been living for 9 years without eating, and that a yogi master spent 3 weeks without breathing at the bottom of a pool. Impossible to debate. Am I too Cartesian not to believe him? I am perplexed.
    A German woman just comes out a silent meditation week, a popular activity around here: you go on a 6-7 days retreat without saying a single word, learn how to meditate while eating lightly. For me, either you learn a lot about yourself, or you become insane. In all cases, you lose weight.
    An American apologises for his government (he can) and for being born in Wisconsin. It's not his fault, though, but I immediately find him friendly.
    An English guy tries to get rid of his black marks under his eyes, strong marks I must admit, and wants to test Tibetan medecine. He previously spent two days with leeches below his orbits, without success.
    Israelis, I mentioned them already, are generally happy to smoke and party with their friends, and have shop owners cry when negotiating bottom-low prices.
    Ah, and there are all these Westerners with a shaved head and dressed in red that are here to study buddhism. Curiously enough, while Tibetan monks are smiling and usually friendly, quite a few white people will ignore you or take on a superior air.

    On the style side, there are 3-4 main different looks: new-age hippie, easy rider, monk-nun, and backpacker-trekker, this last one being the least "interesting".
    The hippie person generally walks bare foot, either voluntarily to be in harmony with Mother Nature, or becuase his shoes got stolen in the train, which is what I believe. He shows off not so clean hair usually with dreads, a messy beard, a few kilos of necklaces and jewellery and sometimes tattoos and piercings. His few kilos are hidden by loose dyed cotton clothes that hang on all sides. A slightly goofy smile is a plus.
    The biker, often Israeli, is more into leather, obviously, has his hair in the wind and flies on his teeth, beard, lion hair and tattoos are a must. He has his Royal Enfield roar in the sinuous and steep roads of the area, but seems to spend more time at the mechanics.
    I am not particularly into bikes nor yoga, for reasons of lack of balance on two wheels and extreme un-flexibility. As I have said before I also prefer to sip a cafe at a terrasse rather than improve my karma by listening to His Holiness teachand laugh, I thus belong to the "backpacker-trekker" category, "bermuda - shirt - sandals", and I'm fairly happy about it, thank you.

    Du crachat - On spitting

    Cela fait longtemps que je souhaite ecrire cet article, depuis Hong-Kong pour etre precis. Je mets en garde toutefois les ames sensibles, certaines descriptions assez crues peuvent choquer.
    Je souhaite evoquer ici une des activites favorites et recurrentes en Asie, au moins sur la partie Chine - Tibet - Nepal et Inde dans une moindre mesure. A savoir le crachat, le glaviot, eructation sonore et glissante si on ne fait attention.

    Les Chinois etant maitres en la matiere, ils seront ma reference. En effet, si personne ne bat un Bavarois bourre au concours de rots wagneriens - encore que je me defende plutot bien avec un coca au pays Dogon, mais ceci est une autre histoire - le crachat appartient au peuple Han. Il apparait que ceux-ci ont developpe au cours des millenaires l'art du postillon profond en meme temps que celui du the ou de la calligraphie, et l'ont raffine si j'ose ecrire au point d'en maitriser les aspects les plus divers. Art populaire s'il en est, il est pratique assidument par hommes, femmes et enfants, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, et ne tardera pas a devenir discipline olympique.

    Pour vous, je l'ai etudie de pres, pas toujours volontairement, et je vais tenter d'en devoiler toutes les subtilites et de vous enseigner cette pratique qui pour sur vous rendra populaire aux soirees de la Marquise de la Glotte-Embrumee.

    L'elaboration d'un bon crachat satisfaisant se decompose en 4 phases: inspiration par le nez, couplage avec la gorge, roulement de ladite gorge et enfin exteriorisation de la chose. Attention, comme en tai chi, il est important de rester fluide dans ses mouvements et de ne pas faire de coupure trop prolongee entre les phases, au risque de mauvaise surprise que je ne detaillerai pas ici.

    La premiere etape, a la portee de tous, consiste donc en une inspiration profonde, parfois violente et rapide, toujours bruyante, par le nez. En fin de premiere phase, ouvrir la bouche et aspirer aussi profondement en faisant rouler l'air dans votre gorge. Cela se complique un tantinet, je sais, et seule la pratique pourra vous aider.
    Arrive le moment le plus delicat, celui qui requiert un excellent timing et une bonne preparation mentale, instant beni qui vous verra litteralement fabriquer votre creation gluante. Tout en poursuivant la double inspiration nasalo-buccale, essayez de repousser l'air du fond de votre gorge vers l'exterieur, facon tuberculeux asthmatique. Il s'agit du fameux mouvement de respiration circulaire, bien connu des joueurs de didgeridoo. Si vous avez du mal, vous pouvez contacter un Aborigene, mais avant 10 heures du matin de preference, apres ils sont generalement trop saouls* pour differencier un instrument de de musique d'un kangourou, et vous ne voulez pas souffler dans un kangourou.

    Ca y est! Vous avez reussi a former un magma informe que vous pouvez conserver un certain temps au chaud, mais attention la moindre erreur d'attention et c'est la catastrophe, a savoir vous avalez la chose. Vous devez donc expulser. Choisissez de preference un endroit vaste et peu frequente, du moins au depart. Quand vous maitriserez, vous pourrez viser entre les hommes d'affaires se rendant a La Defense aux heures de pointe. En attendant, je vous invite a vous reporter a la lecon donnee par Leonardo Di Carpaccio dans Titanic, tout y est ou presque, car la version chinoise inclut un maximum de bruit: raclement de gorge profonde, nez a moitie bouche, eructation elle-meme et parfois petit soupir d'auto-satisfaction en cas de vraie belle reussite.
    Voila, vous savez tout, et je reste a votre disposition pour toute question supplementaire, mais me decharge de toute responsabilite concernant vos relations avec vos voisins, amis, famille, collegues etc.

    *Au plus grand etonnement des ethnologues, l'Aborigene d'Australie partage cette curieuse caracteristique avec tous les Geronimos d'Amerique, ce qui me fait penser que Kersauzon ne devait pas etre tout a fait a jeun non plus quand son bateau s'est fait attaquer par un calamar geant, tout ca avec mes sioux. Cheyenne de vie, je dis. Bref, l'Apache est tournee...



    I have wanted to write this article for a long time, since Hong-Kong to be precise. I would like to warn the sensitive persons amongst you that some of its content might be shocking.
    I would like to mention here one of the favourite and recurring activities in Asia, at least in Chine - Tibet - Nepal and even India, on a smaller scale. This being the spitting, noisy eructation that can prove treachery if you are not careful.
    The Chinese being masters at this art, they will be my reference. If nobody indeed beats a drunk Bavarian at a Wagnerian burping competition - although give me Coke in the Dogon country and I will impress more than one person, but this is another story - spitting belongs to the Han people. It seems that they have developed along the millenaries the art of spitting in parallel with the ones of tea and calligraphy, and refined it if one can write this to the point of mastering its most diverse aspects. A popular art, men, women and children practice it with assiduity whatever the hour of day and night, and I guess it will soon become an Olympic sport.
    For you, I studied it from up close, not always voluntarily I must admit, and I will try here to unveil all its subtleties and to teach you this practice that will for sure make you highly popular at the parties of the Marquise of the Foggy-Throat.
    The elaboration of a good satisfying gob (Thanks to James for this last word) can be split in 4 phases: breathing in through the nose, coupling with the throat, rolling of the throat and externalisation of the thing. Beware, as in tai chi, it is important to stay fluid in his moves – if I may say so – and not to make any prolonged break between the different phases, as you would risk a bad surprise that I will not detail here.
    The first step, at anyone's reach really, thus consists in a deep inhalation, at times violent and brief, always noisy, through the nose. At the end of this step, open your mouth and breathe in deeply while trying to roll the air in your throat. This becomes slightly tricky, I know, and only practice will prove helpful.
    Now comes the most delicate moment, the one requiring both an excellent timing and a strong mental preparation, a blessed instant during which you will literally produce your gluey creation. While continuing the double nose-mouth inhaling, try to repel the air deep inside your throat towards the outside, as an asthmatic TB patient would do. Congratulations, you are mastering the famous circular respiration technique, well known from didgeridoo players. If you do not feel at ease, you can always contact an Aboriginal, but before 10am preferably, as they are generally too drunk* after to differentiate a music instrument from a kangaroo, and you do not want to blow into a kangaroo.
    That's it! You have just created a shapeless magma that you can keep for a little while in your mouth, but be careful as a single lack of concentration and it is a catastrophe, that is to say that you will swallow the blob. You therefore have to expulse it. Please choose a wide-open and poorly frequented place, at least to begin with your training. When you will master this art, you will be able to aim between businessmen going to work during the rush hour. Until then, I invite you to study the lesson given by Leonardo Di Carpaccio in Titanic, as everything is in there or close. But the Chinese version goes further and spices it up with a maximum of noises: deep throat sweeping, half-full nose, eructation itself and in case of real success a little sigh of satisfaction.
    Well, you now know everything, and I am at your disposal for further questions, but will not endorse responsibility regarding your relationship with your neighbours, family, friends, colleagues etc.

    *To ethnology experts' astonishment, the Australian Aboriginal shares this strange characteristic with all the Geronimos of America, which makes me think that Kersauzon (French sailor skipping "Geronimo") was probably not fully sober when his boat was attacked by a giant squid, all this with my money, Penny.

    McLeod Ganj - 21/06...

    1800m plus haut que la mer, il fait plus frais a McLeod Ganj, 35 degres seulement. Le nom de la ville n'a rien a voir avec C. Lambert et son kilt d'Highlander, il s'agissait d'une garnison britannique et c'est maintenant le lieu de residence du Dali Lama, le gouvernement Tibetain en exil se trouvant plus bas sur la route de Dharamsala.
    La ville n'est pas belle, maisons de beton construites a la hate  sur les collines et sans planification quelconque pour heberger des refugies.

    La foule est bigarree, melange d'Indiens et de Tibetains, beaucoup de moines venus ecouter le Dalai Lama se pressent entre les touristes occidentaux et locaux, hippies new age et Sikhs enturbanes. Les moines ne sont pas les seuls attires par les festivites et mendiants lepreux, infirmes boiteux ou jeunes mamans, Indiens a la quasi-unanimite, arpentent les rues de la ville et sollicitent les touristes etrangers constamment, pas toujours evident d'avoir bonne conscience dans le coin.

    Un touriste sur deux semble Israelien, et je croise des visages connus, dont Yochai, mon pote de trek au Nepal et son amie. La plupart d'entre eux logent a Baghsu, village a 20mn a pied ou les bars-restos au menu en hebreu ferment plus tard et surtout ou Bob Marley et le hashish regnent en maitres. Sans rien vouloir justifier, j'imagine qu'apres 2-3 ans a servir Tsahal on reve de ce genre d'endroit. Lahaim.

    Apres quelques nuits au Freedom Palace, qui n'a de palace que le nom, je m'installe chez une famille Tibetaine adorable, qui a en plus le bon gout de tenir une boulangerie. Ah, cette odeur de pain frais le matin au reveil... Le seul hic, c'est que je squatte un peu le salon, en compagnie de moineaux qui viennent y passer la nuit, de souris et d'une tarentule grosse comme ma main avant mon intervention a grands coups de tatane, pas tres boudhiste tout ca. Je change bientot de "chambre", alhamdoulila.

    A VolunteerTibet, l'association contactee pour travailler comme benevole, on m'oriente vers un departement du gouvernement Tibetain en exil qui a besoin d'un "expert" web et vers une jeune femme qui souhaite apprendre le francais. Le responsable du departement etant a Delhi, je me rabas sur les cours de francais que je donne a Tandian. Pas evident, cette jeune mere de 25 ans ne parle pas un mot d'anglais, mais a quelques bases en francais. On progresse doucement, mais sa fille de 2 ans a surveiller, ses invites qui regardent la TV et la bouffe qui chauffe sont autant de sources de distractions. Elle part suivre les enseignements du Dalai Lama, les cours sont suspendus.

    Pour m'occuper, je prends des cours de tai chi dans la foret ou je suis devore par les bestioles qui font bzzz, des cours de massage tibetain et de cuisine. Je suis maintenant le roi des momos a la patate et du massage de l'estomac. Tranquille.

    Apres m'etre enregistre au bureau de la Securite de Sa Saintete et avoir achete une mauvaise radio FM a un Indien se frottant les mains de tant de business, je vais ecouter l'enseignement du Dalai Lama au temple. Impossible de le voir car trop de monde, je m'installe dehors et tente de comprendre la traduction simultanee, d'abord en italien puis en anglais moyen. Le bruit environnant, la chaleur et la complexite du texte commente me decouragent et je laisse a mes congeneres plus avances dans leur etude du bouddhisme le plaisir de partager ce moment d'etude et de recueillement. Mon nirvana a moi est plus loin sur la route et se trouve etre un cafe qui fait un vrai espresso italien, le meilleur bu depuis bien longtemps, meilleur que le Starbucks de HK. Epicurien je suis, l'illumination sera pour ma prochaine vie, inch'Allah.



    1800m above sea level, temperatures are colder in McLeod, 35 degrees Celsius only. The name has nothing to do with C. Lambert and his Highlander kilt, it used to be a British garrison and is now place of the residency of the Dalai Lama, while the Tibetan government in exile offices are further down on the road to Dharamsala.
    The town itself is not beautiful, beton houses quickly built on the hills without any planning in order to accomodate refugees.

    The crowd is made up of a mix of Indians and Tibetans, many monks here to listen to His Holiness' teachings are rushing between western and local tourists, new age hippies and turbaned Sikhs. The monks are not the only ones drawn by the festivities and beggars with leper, all kinds of disabilities or even young mothers, nearly all of them Indians if not all, are prawling the streets and constantly soliciting foreigners. It is not always easy to feel at rest with one's conscience around here.

    Every other tourist seems to be Israeli, and I recognize known faces, among them Yochai my friend from the trek in Nepal, and his girlfriend. Most of them stay in Baghsu, a smaller town 20mn away where bars and restaurants display a menu in hebrew and close later, and where Bob Marley and hashish rule. I do not want to justify their craving for such "highness", but I imagine that after 2-3 years in Tsahal one dreams about such a place. Lahaim.

    After a few nights at the Freedom Palace, the Palace bit being only in the name, I move to stay with a lovely Tibetan family, that also has the good taste of owning a bakery. Nothing beats the smell of fresh bread in the morning... The only problem is that I am "sqautting" their living room, along with some birds that come to sleep at night, a few mice or rats and a tarentula as big as my fist, at least before I intervened with my trekking boots, something not very buddhist I'm afraid. I will soon move to another place, alhamdoulila.

    At VolunteerTibet, the association I contacted before coming here in order to work as a volunteer, they send me to one of the departments of the Tibetan government in exile that needs a web "expert" and to a young woman who wishes to learn French. The person in charge of the department being in Delhi, I concentrate on the French lessons I give to Tamdin. This is not easy as this young mother of 25 years old does not speak a single word of English, but has some very basic knowledge of French. We progress slowly, but she has to keep an eye on her 2 years old daughter, she often has guests watching TV and must prepare the food. The lessons are on hold as she goes to follow the Dalai Lama's teachings.

    So as not to get bored, I learn tai chi in a forest where nasty "bzzz" sounding insects devour me, and I also learn traditional Tibetan massage and cooking. I am now a potato momos and stomach massage king. Sweet.

    After registering at the Security Office of His Holiness, and purchasing a crap FM radio to an Indian guy in bliss with so much business, I go and listen to the teachings at the temple. It is impossible to see the Dalai Lama because there is too much people, I sit outside and try to understand the simultaneous translation, first in Italian then in so-so English. The noise around me, the heat and the comlexity of the commented text discourage me and I leave it to my fellow  would-be buddhists the joy of sharing these moments of study and prayer. My nirvana is further up the road and stands in a proper cafe making real Italian espresso, the best I had in a long time, better the Starbucks in HK. Epicurian I am, enlightenment will be for my next life, Inch'Allah.

    La route de McLeod Ganj / The road to McLeod Ganj - 20-21/06

    Le train quitte Delhi Old Station vers 9h le soir, je suis en seconde classe couchette sans clim, seuls 3 vieux ventilateurs au plafond repandent leur poussiere sur nos tetes. Je m'installe avec mon sac a dos sur la couchette du haut, revetement plastique pour mieux transpirer. Cela va de soi, il y a facilement 50% de passagers de plus que de places possibles, on s'entasse a qui mieux mieux dans un capharnaum de cris, marchandages et menaces pendant que passe et repasse le marchand de chai, le the du coin. L'omnibus s'arrete partout, meme en rase campagne, et ma nuit est plutot courte. En meme temps a 200 roupies pour 11 heures de voyage cela ne fait pas chere l'heure de transport.

    En gare de Pathankot, j'avise des moines Tibetains, assez faciles a reperer, et je me joins a cette petite troupe dans leur quete d'un vehicule qui nous menera a Dharamsala.
    Ils vont ecouter le Dalai Lama enseigner pendant une semaine environ avant de feter son 70eme anniversaire, 2 jours avant le mien (pas le 70eme), on fera donc la teuf ensemble.
    Nous effectuons une pause petit dej - debarbouillage dans une maison tibetaine de leurs amis, ou la TV diffuse des clips video d'Indiennes aux formes et ondulations hyper sexy, et je m'interroge sur ce qui passe dans la tete de mes compagnons de voyage.

    Gaiement nous partons, entasses a 11 dans une jeep, au rythme des cahots de la route et de mauvaise dance remixee qui me fait franchement rigoler: "Braziiiiil, lalalalalalalala... Braaaazil" ou encore "We're going to Ibiza, we're gonna have a party" et je me plais a les imaginer se tremoussant sur une plage des Baleares en buvant des mojitos, succes garanti...

    3/4 heure de route plus tard, demi-tour car il n'y a plus de diesel aux differentes stations essence et bien entendu le chauffeur ne fait jamais le plein avant de partir, non non non surtout pas on pourrait gagner du temps. Une habitude partagee dans pas mal de pays. A Pathankot, le chauffeur part avec nos bagages et le plus vieux moine - je ne sais pas si c'est en garantie ou en otage ou parce qu'il ne s'est pas rendu compte du probleme et est reste dans la voiture - pour trouver du diesel au marche noir. Autre caracteristique de ces voyages, la negociation reprend de plus belle au retour du chauffeur car ses prix ont fortement monte avec la temperature exterieure et la penurie de carburant...

    Nous repartons et grimpons, grimpons pendant 3-4 heures dans les collines, dominant de tres belles cultures en riziere et atteignant enfin des forets de pin a l'odeur oubliee que j'hume avec beaucoup de plaisir, les montagnes enneigees apparaissent au loin et je ne suis plus fatigue du tout.

    The train leaves Delhi Old Station around 9pm, I have booked a 2nd class sleeping bed no A/C, 3 lone fans on the ceiling spread their dust on our heads. I try to make myself comfortable with my backpack on the top bed out of 3, there is a plastic cover on it so that I can sweat more. Of course, there are easily 50% more passengers than seats available and/or booked, and people try to find a place to seat in a capharnaum of crying, bargaining and threatening while the chai seller comes and goes. The omnibus stops everywhere, usually in the middle of nowhere, and my night is rather short. At the same time for 200 rupies for an 11 hours journey the hourly rate is fairly cheap.
    At Pathankot station, I notice Tibetan monks, easy to spot, and I join their small group in their quest for a vehicule to drive us to Dharamsala.
    The monks are going to listen to the Dalai Lama teach during a week or so before celebrating his 70th birthday, 2 days before mine. We will celebrate together then.
    We stop for a cleaning - breakfast session at a Tibetain house of one of their friends, where the TV is showing video clips of Indian girls whose shape and ondulations are pretty sexy, and I wonder about what is going on in the head of my trip companions.
    Merrily we set off, 11 in a crowded jeep, following the rythm of the holes in the road and bad remixed dance music that is quite funny: "Braziiiiil, lalalalalalalala... Braaaazil" and also "We're going to Ibiza, we're gonna have a party" etc. and I like to imagine my monks showing their dancing skills on a Balearian island with a mojito in one hand...
    3/4 of an hour later, we have to go back since there is no diesel at the different gas stations and of course the driver never fills up before a trip, no no no that might reduce our journey time. A habit shared in many countries. Back in Pathankot, the driver goes away with our luggage and the eldest monk - I do not know if he is a guarantee, a hostage or simply did not realise what was going on - in order to find diesel on the black market. Another caracteristic of this kind of trip is the negotiation that starts again when the driver is back since his prices have gone steeply up with the external temperature and the lack of oil.
    We leave again and climb, climb during 3-4 hours in the hills, overlooking beautiful rice paddies and finally reaching pine forests whose forgotten smell I find delicious, snowy mountains appear in the background and I do no longer feel tired.

    Delhi - 16-19/06

    A Delhi le soleil cogne dur. Je le sais parce que les locaux transpirent ou se cachent pour mourir de chaud, un peu comme R. Chamberlain et ses piafs. Fidele a mes genes, je me liquefie sous les 45 degres ambients, facon "Y a-t-il un pilote dans l'avion?" pendant l'atterrissage, pour ceux en manque de references culturelles sur ce blog*.
    J'ai la chance d'avoir rencontre a Kathmandou Sarah et Simon, Australienne et Suisse travaillant a Delhi pour une agence de voyages online, et qui ont eu la tres riche idee de m'inviter a rester dans la maison qu'ils partagent avec d'autres collegues. J'evite donc le quartier un peu crados de la gare ou se situent les hotels backpackers pour profiter d'une grande chambre avec salle de bains SVP, et de soirees sympatoches a refaire le monde, la biere aidant. Une coupure bien agreable ma foi. Je decouvre aussi quelques bars et restaurants "branches", musique a fond et mal de gorge garantis.
    Je tente quand-meme quelques sorties culturelles, la plus interessante se revelant le "Lotus Temple", lieu de meditation et priere pour toutes les religions. Un endroit aere, calme et assez magique, qui rappelle fortement l'Opera de Sydney par son architecture.
    Bien entendu, je me paume dans les ruelles de bizarres bazaars, au hasard errant. Des Indiens forment un semblant de queue devant un cinema local, un marchand de briques sirote un the au lait, un vendeur d'eau citronee pousse son chariot de mauvais metal, un vieux cheval tire une cariole brinquebalante chargee de mangues, des femmes vendent legumes ou vetements a meme le sol, une sacree grosse vache (et vice-versa) encombre un peu plus le traffic brouillon et bruyant, certains se font raser dans la rue - pas touche a la moustache, attention - d'autres attendent leur tour en degustant samosas huileuses ou chapati-lentilles, commentant les resultats de l'equipe nationale de cricket, Jimini.
    Un metro est en construction, cela ameliorera peut-etre le traffic et la pollution du coin, mais je n'y crois guere. Je suis presse de quitter cette fournaise pour les hauteurs de Dharamsala, et j'achete rapidement un billet de train pour Pathankot, la porte du Cachemire. Rapidement, c'est vite dit, car il faut compter sur le gout prononce des Indiens pour les formulaires, tampons, bordereaux, papiers divers et varies qu'il faut remplir dans l'ordre et avec la bonne couleur d'encre, un heritage des Brittons semble-t-il.

    *On fait ce qu'on peut, et ce n'est certainement pas ma faute si le jeune Werther et Hamlet le gai-luron vivaient dans des pays froids et humides. Les memes en Inde et on aurait un premier p'tit gars qui se plaint du chaud pendant que le second enfile son scaphandre pour aller pecher des cranes au fond du Gange a Benares.

    In Delhi the sun strikes hard. I know it because the locals are sweating or hiding to die fro; the heat, a bit like R. Chamberlain and his birds. Faithful to my genes, I liquefy myself under the ambient 45 degrees Celsius, in a similar way to the landing in "Flying high", for those of you who are desperately looking for cultural references on this blog*.
    In Kathmandu I had the good luck to meet Sarah and Simon, an Australian and a Swiss working in Delhi for an online travel agency, and they had the even better idea to invite me to stay in the house they share with other colleagues. Thus I avoid the dodgy backpackers area near the train station to enjoy a huge room with attached bathroom (suite royale) and friendly evenings sipping beer and re-working the world. A really appreciated change. I also discover some "trendy" bars and restaurants, loud music and throat ache guaranteed.
    I do attempt some cultural visits, the most interesting being the Lotus Temple, a meditation and prayer place open to all religions. A calm, aerated and somewhat magic place that does look like the flower version of Sydney Opera.
    Of course, I also get lost in the streets of bizarre bazaars wandering around aimlessly. Indians are kind of queuing up in front of the local theater, a bricks merchant sips his chai (milk spicy tea), a man selling lemony water pushes his bad metal chariot, an old horse draws a creaking cart loaded with mangos, women sell vegetables or clothes on the ground, a BBC - Bloody Big Cow - adds to the traffic mayhem, some are getting shaved in the street - but careful with the moustache - while others are patiently waiting for their turn, savouring oily samosas or a plate of chapati-lentils and commenting the results of the national cricket team.
    A subway is being built, it might help improve the traffic and pollution, but I am pesimistic. I am happy to leave this oven like place in order to reach the heights of Dharamsala, and I quickly buy a train ticket to Pathankot, the door to Kashmir. Quickly is not the most appropriate word, as I have to deal with the Indian taste for forms, stamps and various papers that one needs to fill in the right order and with the exact pen colour, a legacy from the British it seems...

    *I do what I can, and it certainly is not my fault if Young Werther and happy-chappy Hamlet used to live in cold and humid countries. The same blokes in India and the first chap would complain of the heat while the second one would put on his scuba gear to go fish some skulls at the bottom of the Ganges in Varanasi.

     

    Kathmandou vallee / Kathmandu valley - 12-15/06

    En quittant la capitale on parcourt quelques kms a pied, velo, motocyclette petaradante ou bus prehistorique dejante pour arriver sur d'autres sites magiques tels Pathan, Bodnath ou Bakthapur.
    Pathan fut l'une des principales villes de la vallee et rivales de Kathmandou, avec Bakthapur, et les trois semblent avoir lutte des annees entre elles pour creer les plus beaux monuments, les plus belles places (Durbar Square).
    A Pathan, je suis nonchalemment mon guide parmi les temples dedies a Vishnou, Shiva, Kali and co. Un peu dans le coltar je suis en raison de la chaleur et de la soiree arrosee la veille. La statue du roi fait face a son palais, et celui-ci reviendra par la fenetre toujours ouverte lorsque l'oiseau perche sur sa tete s'envolera. Quant a Kali, on lui sacrifie 108 buffes chaque annee: pendus au-dessus de la porte du temple les intestins de l'un de ces pacifiques bestiaux en temoignent.
    Bodnath c'est une enorme stupa blanche avec de grands yeux stylises, des centaines de drapeaux a priere flottant au vent, bougies et batons d'encens embaumant l'atmosphere et des centaines de levres marmonnant des mantras, pelerins boudhistes de tous ages et horizons. C'est aussi un important centre d'etudes boudhistes, ainsi qu'un temple pour les marchands de souvenirs et babioles diverses qui cernent la stupa. Je visite les lieux en compagnie de Caroline et Gelu, rencontres a l'ambassade d'Inde. Caroline fait un voyage absolument extraordinaire, a suivre sur www.baikal-bangkok.org.
    Bakthapur est une vieille cite medievale aux ruelles tortueuses ou l'on decouvre a chaque tournant des merveilles d'architecture Newar, maisons de bois finement sculpte, fontaines et bassins aux statues de pierre ou les femmes viennent puiser de l'eau ou laver leur linge sale pas toujours en famille, temples-pagodes aux multiples symboles ou vient prier quelque devot, effleurant du front la tete de son dieu ou lui administrant une couche supplementaire de teinture rouge... Les details sont legion et la promenade reellement agreable, malgre mon premier gros orage de mousson. Et puis je me regale de curd, le yaourt local, ce qui en plus a le benefice de soulager quelque peu les brulures d'estomac occasionnees par le dejeuner excellent mais un tantinet trop epice pour moi offert par une famille amie de Caroline qui tient une maison de chang (pas Caroline, la famille) a la campagne. Le chang, c'est une sorte de biere ultra light a base de ble fermente, pas vraiment ma tasse de the meme si cela a l'air de conserver l'ancien soldat de 90 ans qui sirote ca des le petit dej.

     


    You can leave the capital city and go a few kilometers on foot, bike, noisy motorcycle or prehistorical bus to reach other magical sites such as Pathan, Bodnath ou Bakthapur. Pathan was one of the most important towns in the valley, and a rival of Kathmandu, along with Bakthapur, and the three seem to have fought for years in order to create the most magnificent monuments, the most beautiful squares (Durbar square).
    In Pathan, I lazily follow my guide amongst the temples dedicated to Vishnu, Shiva, Kali etc. I am slightly hung over due to the heat and the previous night out. The king's statue faces his palace, et he will come back one day and enter through the always open window, when the little bird standing on his head will fly off. As for Kali, 108 buffalso are sacrified in her honour every year, as the dried intestines hung over the door of her temple testify.
    Bodnath is a huge white stupa with big stylish eyes, hundreds of prayer flags floating in the wind, candles and incense perfume the air, and hundreds of lips from budhist pilgrims of all ages and horizons are muttering mantras. I visit the place in the company of Caroline and Gelu whom I met at the Indian embassy. Caroline is on an amazing journey which you can follow on www.baikal-bangkok.org.
    Bakthapur is an old medieval city with narrow windy streets where one discovers at each corner the wonderful Newar architecture, beautiful wooden houses skillfully sculpted, fountains and pools with stone statues where women come and collect water or wash their dirty clothes, pagoda-temples with numerous symbols where some devotee has come to pray, touching the head of his god with his forehead or adding an extra layer of redish paint onto his idol. There is too much to see and grasp and the walk is very enjoyable, despite my first big monsoon storm, which even made me happy. Besides, I am really enjoying the curd, the local yoghurt, that also has the advantage of helping my stomach fight the burning sensation created by the excellent but somewhat spicy lunch offered by a family friends of Caroline. This family owns a Chang house, chang being some kind of ultra light beer based on fermented barley, not really my cup of tea even if it seems to maintain this 90 years old man in good shape, the secret he says being to drink it as soon as you are awake. Right.

    June 26

    Trek dans le pays Sherpa, vers Gokyo Peak - 04-11/06

    Hesitant entre Buddha Air, Cosmic Air et Yeti Air je choisis ce dernier pour voler vers Lukla, point de depart de mon trek sur la route de l'Everest. Le vol a l'avantage de me faire gagner de precieux jours et d'eviter de passer dans une zone ou sevissent les rebelles maoistes, le pays est quasi en guerre et les checkpoints et patrouilles de soldats sont plus que presentes, jusqu'a Kathmandou.

    Le vol en Twin Otter (petit navion d'une 20ne de places) est plutot perturbe, c'est le debut de la mousson et les nuages masquent les montagnes. Une fillette hurle a l'arriere, cela ne me rassure pas. Malgre un the reparateur a l'arrivee, je commence le trek les jambes peu sures, affaiblies par mes cahots aeriens et les 2 derniers jours passes sur le trone.

    Je suis le cours de la riviere Dudh Kosi, monte, descends et recommence, traverse de paisibles villages, et croise tres peu de monde, la saison est finie pour le trek menant jusqu'au camp de base de l'Everest. Je discute avec des porteurs, et suis calme. Moi qui souffre avec mes 15 kgs sur le dos, eux en portent plus de 80 pour 20 a 40 roupies (25 a 50 cts d'euro) le kilo, en fonction de la distance.

    Seul avec les nuages, je traverse plusieurs fois la riviere sur des ponts Indiana Jonesques, croise des caravanes de yaks, exercice parfois perilleux, et reside dans les guest houses encore ouvertes, la plupart tenues par des Sherpas adorables quand ils ne font pas guide pour touristes sur les sommets les plus hauts du monde. Je reste humble.

    Le 3eme jour est dur, j'en ai marre de manger du riz blanc et des patates bouillies, je passe un col a 4100m, pour devoir tout redescendre ensuite, avant de remonter encore plus et achever ma course epuise dans une mini guest house perdue au milieu de nulle part. Certains villages sont d'ailleurs completement desertes, il faut avancer plus loin pour trouver un endroit ou dormir. Surgit soudain un Israelien: "You're the French guy? I'm the Israeli..." Yochai suit la meme route que moi et c'est plutot sympa de se balader avec quelqu'un pendant 2 jours apres ces 3 jours de solitude.

    Nous grimpons au lac de Gokyo, a 4800m, ou nous dormons dans un village paume vivant des yaks et un peu du tourisme. Grace au Tibet, je n'ai pas de probleme d'acclimatation et suis meme plutot en forme pour attaquer le Peak le lendemain matin dans le brouillard. Au sommet, a 5300m, le brouillard s'est leve et le soleil illumine toute la chaine de l'Everest, nous sommes au-dessus des nuages. Repos au soleil et barre chocolatee meritee en admirant le Cho Oyu, l'Everest, le Lhotse, le Makalu, autant de pics a plus de 8000m, quelques craquements de glaciers se font entendre, le village en contrebas se reveille, le top!

    4 jours de montee, 3 de redescente, la route est longue et casse les genoux et je suis peu motive par le fait de prendre le meme chemin. Dans une foret j'apercois une biche, une sorte de grosse perdrix blanche et plus loin un oiseau aux couleurs extraordinaires pendant une 1/2 seconde, ai-je reve?

    A Namche Bazaar, principal village sherpa de la region, apres 4 jours sans douche je suis plus que content de mon seau d'eau tiede et me requinque avec des patisseries d'une "boulangerie allemande", on ne se refait pas.

    Le vol de retour est plus agreable que l'aller, les news ne sont pas bonnes avec un attentat maoiste contre un bus, la situation est loin d'etre sous controle, meme si les regions touristiques sont a priori sans danger. Je quitte l'air pur des montagnes pour retrouver celui de Kathmandou et sa vallee, puis bientot de Delhi. Bye bye les Tibetains, bonjour les Indiens.

    Kathmandou - 31/05 - 15/06

    Contrastant avec le Tibet tendance desertique ou meme l'oxygene est absent, Kathmandou est un choc pour les sens, un nouveau monde empli d'odeurs, de couleurs, bruits, gesticulations, signes, fumees, sollicitations. Le trafic est dense et klaxonnant, les vendeurs et rabatteurs - trop - pressants voire penibles ("non je ne veux pas de drogue, pour la 10eme fois"), saison morte oblige. Une autre planete ou les informations sont trop nombreuses et variees pour etre toutes traitees par nos cerveaux plannant encore a 4000m, surtout a Thamel, le quartier pour touristes ou l'on trouve de tout en matiere d'hotels, restaurants, bars, et surtout magasins de souvenirs. La chaleur est un autre facteur nouveau, et meme s'il est agreable d'etre en bermuda et de ne pas avoir froid la nuit, il fait pas mal lourd.

    La ville a peu change en 5 ans, c'est toujours le meme chaos, les memes ruelles bondees ou filent rickshaws et motocyclettes, les memes vendeurs de tout et rien, quelques legumes etales sur le sol, tissus poses sur l'enceinte d'un temple, flutes en bois arrangees en arbre, baume du tigre qui guerit de tout, coiffeur-raseur a l'ombre d'une statue de Ganesh, lichis posees sur un velo etc. Les femmes sont reellement elegantes dans leurs saris chatoyants, les porteurs sont de petits bonhommes en tongs disparaissant sous des charges 4 fois plus grosses et 2 fois plus lourdes qu'eux, les saddhus se font toujours prendre en photo moyennant roupies dans leur tenue orange, le trident de Shiva dessine sur le front. J'ai toutefois l'impression de voir plus de jeunes vetu(e)s a l'occidentale, frequenter des lieux plus "pour touristes", ecouter Britney Spears et Eminem.

    Durbar Square, la place principale ou se trouvent ancien palais royal et x temples d'architecture Newari, est toujours un endroit genial pour regarder la vie s'ecouler en degustant un chai, the au lait sucre, alors que la Kumari, fillette transformee en deesse vivante jusqu'a sa puberte, se cache dans son palais dominant la place. Pres d'une stupa et temple boudhiste, je suis invite par une famille Sherpa a manger du riz a la cannelle, comme ca.

    Cote nourriture d'ailleurs, il est bon d'oublier la cuisine tibetaine peu variee (pates, riz...) pour apprecier steak de buffle avec une biere, milkshake au cafe et le fameux gateau au chocolat du Snowman. Je passe des jours tranquilles, legerement gaches par une bonne vieille turista des familles, une classique pour moi au Nepal maintenant, qui me cloue au lit 2 jours, la veille de partir en trek...

    June 12

    Lake Manasarovar - 27/05

    Lac sacre a qqs kms du Mt Kailash, le lac Manasarovar est magnifique, les montagnes approchant parfois les 8000m s'y refletent sous le regard jaune des mouettes et meditatif des moines, un endroit en effet propice a la contemplation. Malheureusement, des chiens teigneux gardent les abords de l'eau et manquent gouter du Francais. Encore une fois, on ne sort pas de la chambre la nuit...

    La route du retour est assez longue, meme si on gagne une journee en filant directement sur Kathmandou. Le dernier jour est spectaculaire, nous passons un col a 5100m avant de descendre descendre descendre jusqu'a Kat., 1300m, passant du plateau Tibetain aride a une vegetation plus luxuriante, de l'immensite des grands espaces au chaos du sous-continent Indien.

    En conclusion sur le Tibet: la magie des gens et des grands espaces opere toujours, culture et nature sont fascinantes mais se meritent au prix d'un confort parfois spartiate. Les petits desagrements d'une nourriture pas follichonne, du manque d'hygiene (le Tibetain vise assez mal aux toilettes), de l'altitude sont plus que compenses par la gentillesse et les sourires des locaux, par le spectacle permanent offert par le Toit du Monde.

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    Manasarovar is a sacred lake a few kms from Mt Kailash, a wonderful place where gigantic mountains reflect in the turquoise waters under the yellow gaze of seagulls and the meditative gaze of monks. It is a nice place for contemplation indeed, only spoilt by some crazy dogs that fancy tourists meat and block all access to the water. OInce more, we do not leave the room during the night.

    The road down to Kathmandu is pretty long, going through the same places again. The last day is impressive, we drive through a pass at 5100m all the way down to Kathmandu at 1300m, going from the aridity and immensity of the high Tibetan plateau to a more greenish and chaotic Indian sub-continent.

    As a conclusion on Tibet: the magic is still there, culture and nature are fascinating but must be deserved. Food is not great (I hate pot noodles), hygiene could be better (Tibetans seem to have aiming problems at the loo), and altitude and cold can be tiring. But all this is immediately swept away by the kindness and smiles of the Tibetans, and by the fantastic show always on on the Roof of the World.

    Saga Dawa & Mt Kailash - 23-26/05

    Saga Dawa, c'est la fete a Buddha: pour son anniversaire, les lamas prient et benissent a tour de bras et on erige un mat a priere au pied de la montagne. L'annee sera plus ou moins bonne en fonction de la verticalite du mat (darchen). Spectacle colore s'il en est, les pelerins tournent autour du mat en priant et jetant des petites prieres imprimees en l'air, alors que les drapeaux a priere claquent au vent, disseminant leurs bonnes paroles au monde entier.

    Le lendemain nous attaquons la "kora" (le tour) du Mt Kailash, sacree montagne et montagne sacree, ses 4 faces sont orientees en direction des 4 points cardinaux, 4 rivieres partent de ses flancs (l'Indus, le Satlej, le Bramahpoutre et le Karnali)... Montagne reveree par les Bouddhistes, Hindouistes, Jainistes et Bon, autant dire qu'on en croise du pelerin! Certains viennent meme de Bombay et ont l'air de souffrir du froid et de l'altitude, on les plaint.

    Le premier jour est plutot long, sous les regards d'enormes marmottes, mais l'arrivee au monastere est assez fabuleuse, le moine-chef nous preparant la tsampa, sorte de farine melangee au the au beurre de yak pour former une boule fort pateuse qui rappelle les doubitchous de Sofia. Notre chambre, glaciale, offre une vue incomparable sur le mont K.

    Le deuxieme jour est encore plus dur, encore plus long. Un mal de crane du a l'altitude ne me quitte pas depuis 3 heures du matin, et la montee jusqu'au col de Drolma a 5600m est longue, tres longue. Nous avons enormement de chance avec le temps, splendide, et la redescente du col au milieu de yaks a la corne taquine serait presque agreable si on en voyait la fin, le deuxieme monastere ou nous sejournons se faisant desirer plus que necessaire a notre gout de marcheurs creves nourris au bonbons de yak deshydrate et fruits secs.

    Nous bouclons notre tour de 52kms tranquillement le 3eme jour, les nuages reapparaissent, les corbeaux aussi, et savourons autant que faire se peut la "douche" avec un thermos d'eau chaude chacun, pas evident mais agreable apres 5 jours...

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    Saga Dawa is Buddha's birthday celebrations: lamas pray and bless happy pilgrims and tourists alike, and a prayer mast is erected at the feet of the mountain. The year will be more or less good based on the mast verticality. A colourful display of pilgrims circumambulating the darchen (mast), throwing printed prayers in the air while flags send their prayers to the world under the wind.

    The next day we start the "kora" (walk around) of Mt Kailash, holy mountain with 4 faces with a north-east-south-west orientation, 4 main rivers start from its sides (Karnali, Satlej, Indus and Brahmaputra). The mountain is revered by Buddhists, Hindhus, Jainists and Bon people, we do meet pilgrims! Some even made the trip from Mumbai, and the poor guys do seem to suffer from the cold and altitude.

    The first day is rather long, observed as we are by giant marmots, but the arrival at the monastery is magic, with the head-monk preparing tsampa for us, some kind of flour mixed with yak butter tea, I'm sure you could use it to repair walls. Our freezing room offers a splendid view on the mountain.

    Day 2 is longer, harder. A splitting headache does not leave me since 3am and the ascent towards Drolma pass at 5600m is long, very long. We are extremely lucky with the weather and the descent from the pass amongst playful yaks would be quite pleasant if the second monastery where we stayed would stop playing hide and seek. On arrival, we are exhausted, living on dehydrated yak meat sweets and dried fruits.

    We complete our 52kms kora on day 3, clouds are coming back, so are giant crows, and we do appreciate our "shower", each one of us with a thermos of hot water, a luxury after 5 days...